dimanche 12 mai 2013

Alicia

Le 11 mai 2001

Elle est venue au monde
juste pour quelques heures

Le temps d'être ensemble
rien que quelques instants

Dans la douceur de son innocence
Le sacré de l'existence

Accueillir encore et encore
Cette part mystérieuse, douloureuse

Sans s'attacher, accepter
Bercer, se bercer

Alicia, tendre étoile
étincellant sur mon chemin







 












































lundi 6 mai 2013

Première Communion

Ce 28 avril dernier nos deux fils jumeaux ont fait leur première communion.

J'aime ce rituel issu de la tradition chrétienne, qui offre une occasion de célébrer l'enfant, de marquer son appartenance à la communauté et de le laisser goûter au sacré à travers un rite plus formel, toutefois rempli d'innocence et de simplicité.

Les enfants aiment les fêtes. Ils adorent bien sûr aussi les cadeaux. Mais au delà de la surface festive, les enfants se nourrissent et se remplissent de l'attention et de la reconnaissance qu'ils reçoivent quand une fête leur est dédicacée ainsi. Dans le cas de jumeaux, il est important (et un défi) de veiller à ce que cette attention soit donnée de façon individuelle et unique.

J'aime à ce propos raconter une petite anecdote. Quand notre fils aîné a fait sa première communion il y a deux ans, nous venions de rentrer de notre grand voyage aux Amériques. En Amérique du Sud nous avions découvert la tradition de la piñata. La piñata est un récipient, fait de papier mâché et/ou de potterie qui peut prendre la forme d'une figurine ou de tout autre objet, que l'on remplit de sucreries et de petits jouets. Au Mexique et dans d'autres pays d'Amérique Latine à Noël et aux fêtes d'anniversaires, les enfants, les yeux bandés, armés d'un bâton essayent de casser la piñata afin de récupérer les présents cachés à l'intérieur. Pendant ce temps, tous scandent une petite chanson afin d'encourager l'enfant à l'action. Nous avions donc cherché il y a deux ans à trouver une piñata pour la fête de première communion de notre fils aîné et ce fût un moment inoubliable. Soucieuse de l'égalité entre les frères, je me souviens avoir bien souligné à mes deux fils cadets qu'ils auraient aussi chacun leur piñata quand ce serait leur communion. "Chacun, maman? Aurons nous donc deux piñatas?" fût leur réponse... J'ai lu un doux mélange de joie et d'étonnement dans leurs yeux quand je leur ai confirmé que bien sûr chacun aurait droit à une piñata. Ce n'était pas la première fois qu'une telle situantion émouvante se produisait dans la relation avec mes fils jumeaux. Ce 28 avril ils ont donc cassé chacun leur piñata sous les applaudissements de tous les invités et ce fût encore un moment inoubliable... Deux moments inoubliables...

Un rituel comme la première communion offre aussi une occasion de célébrer la reliance de l'enfant à sa communeauté familiale, amicale, scolaire, paroissiale, transgénérationelle, marquant ainsi l'importance des vrais liens, des rencontres réelles, du plaisir d'être ensemble... J'ai été profondément touchée à cette occasion de constater à quel point les personnes de la génération qui nous précède (grands-parents, grands-oncles et tantes, amis plus agés) ont exprimé leur joie d'assister à cette célébration, réunissant tous les âges autour de valeurs partagées. Comme si cela ne leur semblait plus une évidence...

Si tout ce qui précède fait sens, pour ma part c'est aussi et surtout parce que la Première Communion offre à l'enfant, à son niveau, une porte d'entrée à partir de laquelle il est invité d'explorer sa reliance au sacré. En tant que parent j'aime beaucoup l'idée d'un sacrament marquant non seulement qu'il est important de réserver une place au sacré, mais aussi que honorer le sacré est de l'ordre d'un engagement et d'une certaine pratique, sous quelque forme que ce soit. La Première Communion peut ainsi constituer une petite graine ouvrant l'enfant à la dimension spirituelle de son existence. Evoquer son souvenir plus tard, sera alors peut-être comme un doux clin d'oeil vers le travail de toute une vie...


 piñata     



jeudi 28 mars 2013

Premier camp


Dans quelques jours mon fils aîné partira pour la première fois en camp avec le patro. Une nouvelle étape, une nouvelle "première fois"... comme il y en a des milliers dans les vies de nos enfants et dans notre cœur de parent...

Emile est ravi de partir. Les étincelles illuminant ses yeux à chaque moment où cette perspective est évoquée me rassurent qu'il est plus que prêt pour cette aventure. Il rêve des jeux qui l'attendent, essaie de s'imaginer le lieu (maman, ce sera peut-être une maison dans la forêt), se demande ce qu'il va manger (maman, qu'est qu'on reçoit au petit déjeuner tu crois?) et me liste quelques petits indispensables à ne pas oublier (mes pantoufles chaudes et mon doudou et puis, la trousse de premiers secours - on ne sait jamais maman, si quelqu'un se fait mal je pourrais le soigner...).

Lit de camp, sac de couchage, lampe de poche... J'imagine toute l'excitation et l'impatience que ces préparatifs doivent provoquer dans son cœur d'enfant! Je ne peux m'empêcher de stresser à l'idée qu'il lui manquerait un "truc essentiel"... Elliott, pour qui ceci est aussi une première, me demande qui prendra soin de ses lessives au camp!

J'aime les moments où mes enfants peuvent s'envoler du nid dans la confiance et la liberté pour partager des moments inoubliables avec les copains, découvrir d'autres horizons, apprendre la vie en dehors de la maison... J'aime ces moments car ils permettent à chacun de cultiver son autonomie, son univers propre, pour se retrouver ensuite "nourri" d'expériences. Jusqu'à maintenant ces instants se sont toujours limités à quelques heures, un petit stage ou une nuitée... Or, cette fois c'est parti pour une petite semaine: départ du mardi au vendredi! Tout d'un coup le terme "Petit Camp" me semble un peu décalé face à mon propre ressenti!

Pendant que je songe à ses bagages, de doux souvenirs de sa petite enfance me reviennent. Il n'est plus ce petit garçon d'autrefois. Il grandit. Il monte un nouveau "pallier". Le voir se préparer pour son premier camp m'invite à accueillir le mouvement permanent de la vie, avec ses pages à tourner, ses chapitres à clore, ses infinis nouveaux moments présents à recevoir et puis, mine de rien ses défis et ses dangers... C'est joyeux, un peu douloureux et inquiétant à la fois. Mon fils doit avoir une petite idée des pensées qui me traversent quand il me lance en souriant "Pas de cafard hein maman quand je ne suis pas là...".

J'y entrevois une douce invitation à lâcher prise, un petit clin d'oeil "Red Chestnut", cette Fleur de Bach qui nous aide à déposer nos inquiétudes pour les êtres qui nous sont les plus chers.

Cela m'a rappelé le beau texte suivant, que nous avons lu à nos enfants lors de leur baptême, que j'aime citer ici.

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.
 
(Khalil Gibran, le Profète)


 
Camp d'indien











samedi 9 mars 2013

Embracer la sensibilité



Je sais depuis longtemps que j'ai une nature très sensible. La haute sensibilité (ou "high sensitivity" en Anglais) fait partie de ma façon d'être au monde, de réagir aux événements, d'entrer en relation, bref c'est une des composantes essentielles de ma nature profonde.
 
Le "trait" de la haute sensibilité est présent chez 15 à 20 % de la population humaine et a été observé également dans les mêmes proportions auprès de plusieurs espèces animalières. Il se caractérise essentiellement par une sensibilité sensorielle accrue, un traitement profond des différentes stimulations et d'une stratégie innée et naturelle de "pause de réflexion" ou "pause pour contrôler" (stratégie appelée en Anglais "stop and check") avant de tout passage à l'action. Selon E. Aron, pionnière dans la matière, "tout comme les pompiers, les hypersensibles passent une bonne partie de leur temps à répondre à de fausses alertes. Mais il suffit que notre sensibilité ait permis de sauver au moins une vie pour qu'elle ait son utilité génétique." J'aime bien cette citation...
 
Des recherches scientifiques ont avéré que la haute sensibilité est propice à la survie et à l'évolution d'une population et c'est la raison pour laquelle la nature se charge de garder ce trait en vigueur. Des questionnaires scientifiques existent afin d'évaluer le degré de sensibilité d'un adulte ou d'un enfant. Ils peuvent être consulté sur le site www.hsperson.com.
 
L'intensité émotionnelle et la tendance à la surexcitation qui vont très naturellement (dans le sens d'un package "all in") de pair avec la haute sensibilité rendent la personne dotée de ce trait vulnérable. La sensibilité accrue aux stimulations sensorielles (que celles-ci viennent du monde extérieur- par exemple des bruits, des lumières, des odeurs, des images... - ou de l'intérieur de notre propre corps - par exemple la faim, le froid, les émotions, les pensées, les désirs...) et le traitement profond au niveau du cerveau de toutes ces sources de stimulation font tout simplement que le "saut des données à traiter" sera plus vite rempli pour une personne hypersensible que pour la majorité des personnes. Cela explique pourquoi les personnes sensibles peuvent plus vite être découragées, angoissées, voire déprimées.
 
La façon dont une personne à haute sensibilité embrassera ou non cette particularité vulnérable dépend en partie de la réponse que son environnement familial et scolaire y a donné pendant l'enfance et l'adolescence. Selon E. Aron les personnes hypersensibles ayant eu une enfance difficile, semblent davantage être marqués par les circonstances que les non hypersensibles (et plus fragiles sur le plan émotionnel, voire physique à l'âge adulte). Elles seront plus vite touchées par des émotions d'angoisse et de déprime. En revanche, les enfants hypersensibles ayant connu une enfance heureuse semblent en tirer plus de profits que les enfants non hypersensibles face aux mêmes circonstances.
 
Accueillir et apprivoiser la haute sensibilité, surtout quand celle-ci n'a pas été reconnue dans l'enfance, peut exiger beaucoup de patience, de bienveillance et de douceur envers soi. Il s'agit de se familiariser avec les différentes sources de stimulation et leur impact, ainsi qu'avec les signaux corporels et psychiques d'un éventuel état de surexcitation. D'apprendre à respecter les temps d'arrêt et de sommeil. De favoriser des moments de détente physique et mentale (notamment par des moments réellement "libres", non structurés ou planifiés à l'avance) comme étant des besoins fondamentaux à honorer. De recadrer son passé et des blessures qui en font partie de façon à y intégrer la composante de la haute sensibilité. Et puis, finalement, de prendre sa place dans un monde où la culture dominante n'est pas nécessairement en phase avec la haute sensibilité. D'accepter cette réalité (on pourrait dire "biologique") comme un état de fait non négociable, dans le non jugement et l'ouverture. De cultiver ses capacités d'adaptation au monde extérieur tout en vivant en cohérence avec sa sensibilité. D'apprendre à connaître ses limites, à oser dire non, à rester ferme et souple à la fois...
 
Bien souvent ce processus passe par des prises de conscience plus ou moins douloureuses, des deuils et des émotions vives telles la colère et la tristesse. Il est rassurant à ces moments de pouvoir compter sur la présence de "témoins silencieux", c'est à dire des personnes qui peuvent "juste" inconditionnellement accueillir notre chemin, sans jugement ni interférence.
 
C'est ainsi que lentement mais sûrement la haute sensibilité s'est intégrée dans ma vie, comme faisant partie intégrante de moi, de mon humanité, depuis toujours et pour toujours. Plus j'avance sur ce chemin, plus cette sensibilité prend sens et peut se manifester de façon fluide et assumée.
 
Mais cette conscience ne m'immunise pas contre le risque de l'hyperexcitation car la haute sensibilité demande une bienveillance et une attention constantes. Très récemment encore je me suis retrouvée démunie, surexcitée et même fragilisée sur le plan de l'immunité suite à un concours subtil de circonstances qui, sans que je m'en rende compte, avaient résulté en un trop plein soudain de mon "seau" personnel... Il y a lieu alors de recultiver quelques bonnes ressources: les balades dans la nature, la méditation, la lecture, la nutrition, les liens qui nourrissent... Afin de retourner "à la maison", chez soi, si nécessaire en fermant temporairement les volets.


 
                                                                               Bonheurs d'enfant au coeur de la forêt vièrge
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

vendredi 22 février 2013

Il y a un âge pour tout...

Samedi passé j'ai rendu visite à ma grand-mère. Elle habite Gand, ma ville de naissance, dans un foyer d'accueil pour personnes agées. Elle a 92 ans. Depuis quelque temps elle ne me reconnaît plus, au moins plus tout à fait. C'est à dire qu'elle ne se souvient plus trop de mon prénom et qu'elle demande sans cesse "qui était ma maman" (elle avait trois filles) et "où j'habite" (ma vie de femme adulte et de mère de famille semble lui échapper tout à fait)... Son expérience semble maintenant se concentrer autour des racines fondamentales de son histoire: sa vie d'enfant, sa jeunesse, son mariage, ses enfants, sa vie au Congo belge...

Et pourtant tout son être me dit qu'elle me ressent et me reconnaît bel et bien comme quelqu'un qui lui appartient. A sa façon, elle m'accueille dans un lien au delà des mots. Dès que j'entre en sa présence je me sens enveloppée dans un doux cocon de protection, d'amour inconditionnel et de tendresse. Dans son espace règnent uniquement le bon, le bien, le positif. Sur sa petite table se trouve un bloc note dans lequel elle fait des notes dispersées pour garder le fil de ses journées. Quand quelqu'un lui rend visite, elle lui demande de s'y inscrire, comme dans un livre d'or...

Dans ses annotations du conte "La jeune fille sans mains" Clarisse Pinkola Estes (dans : "Femmes qui courent avec les loups", Editions Grasset & Fasquelle, 1996) liste les âges qui correspondent à la conscience de la femme. L'âge de ma grand-mère correpsond à celui de l'éthéré / du moins à dire, plus à vivre. Il est suivi par ce que l'auteur appelle l'âge du souffle (le pneuma), pour se dissoudre finalement dans l'âge de l'hors du temps.

C'est exactement ce que je ressens quand je visite ma grand-mère. Présence et communion d'âmes, silences débordant de joie et d'éternité, l'expérience de toute une existence se résumant dans un souffle...

Il est juste délicieux d'être là à ces moments où elle me murmure que la vie est belle...


     Magnifique mammie mexicaine rencontrée lors de notre grand voyage





mercredi 13 février 2013

Le cap de la quarantaine

Ca y est... Demain je fêterai mes quarante ans... Je me souviens des états d'âme de ma maman quand elle allait passer ce cap. Cela avait l'air plutôt difficile. Entretemps ma maman a quitté ce monde, à un âge où je la trouvais toujours très jeune, trop jeune pour quitter la vie d'ici-bas. Alors ce cap de la quarantaine, mine de rien, m'a fait peur, à moi aussi.

C'est à ce moment confus que j'ai délibérément posé mon attention sur ce que pourraient être les choses essentielles pour la "deuxième partie de ma vie". Car les valeurs et les priorités sont en mouvement au cours d'une existence...

Je vous passe toute la liste des idées, rêves, envies et regrets qui ont traversé mon esprit... Car spontanément est survenu un moment où j'ai senti qu'au bout de ces quarante ans il m'était aussi devenu vital de pouvoir arrêter la course du faire, d'honorer l'instant présent tel qu'il s'offre à moi et aux miens, de simplement accueillir tout ce qui est déjà là, d'en célébrer la grâce et d'embracer plus sereinement la part d'ombre de la vie. Et puis, d'accompagner mes enfants afin qu'ils retrouvent eux aussi le bonheur - au moins par moments - dans l'infiniment peu...

J'ai ressenti ma fragilité face à cette course incessante et épuisante du toujours plus, toujours mieux, que ce soit dans la réalisation de soi, les projets de famille, le domaine professionnel ou la vie sociale. Mais la vie n'est pas un sport d'élite ... (j'aime cette expression que j'ai un jour croisée sur facebook...). Quel défi pour ma personnalité habituée au perfectionnisme et plutôt accro au contrôle...

Cela ne veut pas dire que j'ai décidé de renoncer à tout projet ni que je refuserai d'évoluer ou que je fuirai tout engagement social... bien au contraire. Je ne serais d'ailleurs plus moi dans ces cas là... Mais je me suis retrouvée apaisée en acceptant que dans une seule vie on ne peut pas tout réaliser (comme je le croyais encore insconsciemment jusqu'à peu dans une sorte d'illusion de toute puissance)... Je me suis rendu compte que pour certaines choses, le moment était peut-être venu de les abandonner. Et que pour d'autres choses il était important de m'y consacrer davantage à partir de maintenant. J'aime ce genre de "tri intérieur". Déposer des vieilles peaux pour repartir "neuf"... Certains caps nous y invitent plus que d'autres!

Parmi les choses importantes m'est apparu l'envie d'écrire plus régulièrement, non seulement dans un cahier intime mais aussi dans des pages à partager comme ce blog. Car j'aime écrire et me sentir reliée par le partage de vécus. L'écriture me rend présente, attentive et davantage discernée... Tout comme la lecture, elle est une de mes fidèles ressources intérieures... Je compte sur ce blog en tant que gardien de cette résolution...

Le nom "Polyhymnie" vient du Grec. Dans la mythologie grecque, Polymnie ou Polhymnie (en grec ancien Πολυμνία / Polymnía ou Πολύμνια / Polymnia, « nombreux chants, aux chants multiples, abondance, bonne chère ») de Polyhymnie (Πολυύμνια / Polumnia, nom composé de deux mots grecs qui signifient beaucoup et hymne ou chanson) est la Muse de la Rhétorique. C'est la Muse des chants nuptiaux comme des funéraires. La Muse qui chante la Vie dans toutes ses manifestations, dans sa beauté et sa laideur...

Voilà donc la raison d'être de ce blog, en toute humilité, en toute humanité. Son but n'est pas d'être un morceau d'excellence (il est important pour moi de le souligner de moi à moi car sinon je ne finirai jamais par publier un texte), ni d'additionner un point "to do" à mon emploi du temps. Mais de créer régulièrement un espace pour me poser et porter mon attention sur l'un ou l'autre de ces moments - grands ou petits - qui font le cours d'une existence d'instant en instant. De chanter les hymnes de la Vie comme le veut la tradition de la Muse...

Je suis ravie de partager cet espace avec vous et d'y recueillir vos impressions!

Bienvenue donc et au plaisir de vous lire!

 

Polyhymnie